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La désillusion des YouTubeurs : Les partenariats

Justine, une YouTubeur française de 28 ans, raconte « l’enfer » qu’elle a vécu en travaillant avec une célèbre marque de cosmétiques.

Beauty By Justine

Justine a longuement hésité avant de publier sa dernière vidéo sur Youtube. Pas de routine beauté, ou de morning routine au programme cette fois-ci. Elle a décidé de lever le voile sur un aspect tabou de YouTube: les partenariats commerciaux.

De nos jours, la plupart des YouTubeurs qui comptent un minimum d’abonnés gagnent de l’argent grâce à la plateforme, via les publicités, parfois un network qui les représente, mais aussi en consolidant un partenariat commercial avec des marques.

Dans leurs vidéos, ils sont normalement obligés de mentionner s’ils vantent les mérites d’un produit qui leur a été offert ou s’ils ont été payés pour en parler, mais ce genre d’opération marketing passe parfois inaperçu auprès d’un public majoritairement jeune et naïf.

 

7.000 euros pour 5 vidéos

Il y a quelques mois, Justine, qui possède un atelier de céramique à Nice et crée des vidéos sur YouTube depuis trois ans, a reçu une proposition de partenariat en collaboration avec une grande marque de beauté britannique.

Une boîte de communication lui offrait la belle somme de 6.000 livres (7.000 euros) pour produire cinq vidéos à propos d’un accessoire de manucure et en faire la pub sur les réseaux sociaux.

Après une série de mails insistants, la jeune femme, qui « ne roule pas sur l’or » ni a un gros salaire de youtubeur, a fini par accepter de signer un contrat de dix mois comme partenaire. Tout se passe bien au départ. Elle publie trois premières vidéos, en accord avec le thème de sa chaîne et ses valeurs, mais la quatrième ne plaira pas à son interlocuteur, qui lui reproche tout et n’importe quoi. Son décor, le temps de parole consacré au produit, etc. Les échanges, en anglais, deviennent de plus en plus menaçants.

« Je n’avais pas le droit de dire ce que je voulais »

Harcelée, Justine craque. Elle refuse de changer sa quatrième vidéo et son interlocuteur décide donc de rompre le contrat. « Je ne vais pas vous dire le nom de la marque, parce que j’ai déjà beaucoup de problèmes », confie-t-elle aujourd’hui à ses abonnés. Elle a touché 4.800 livres mais on lui demande rendre les 1.200 livres de la dernière vidéo, pourtant réalisée. « Ils m’ont dit que j’avais sept jours pour les rembourser. » Mais Justine est dégoûtée. « J’avais pas le droit de dire non, de dire ce que je voulais, et c’est moi qui ai fourni tout le travail. »

Elle résume: « Les partenariats, c’est de la grosse merde des fois. »

Univers cynique

Un écho à d’autres vidéos qui apparaissent désormais sur la toile avec des titres comme « Mon pire partenariat », ou « L’envers de YouTube ». En voulant suivre les exemples des youtubeurs les plus connus : Norman, le youtubeur Cyprien, Natoo, EnjoyPhoenix, Zoella, de nombreux jeunes se lancent sur YouTube et s’attendent à gagner des fortunes comme leurs idoles, qui croulent sous une tonne de produits gracieusement offerts.

Mais derrière la réussite des grands noms de YouTube se cache un univers de plus en plus cynique où les créateurs de contenus cultivent un véritable mystère autour de leurs revenus pour ne pas froisser leurs abonnés qui ne savent plus très bien si on les prend pour des pigeons ou pas.

Des problématiques que les chaînes de « Masculin Singulier » et « Le Rire Jaune » abordent avec humour et franchise dans les deux vidéos ci-dessous.

À moins qu’ils n’aient été payés pour en parler?

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